Le Plus Joli et le Plus Poissoneux
Opelousas Courier—July 12, 1882
The water is slowly retreating from our woods, and seems reluctant to leave behind the places it devastated this spring. Every day, our enthusiasts catch are making miraculous catches of gaspergou in the high water. This delay in the falling of the waters has interfered with many picnics this year at Catahoulou, the prettiest and most fish-filled of lakes, which vacationing city dwellers on vacation visit regularly now that we have a railroad.
This lake, located about seven miles from the village in the very heart of the woods, is as charming a place as one could imagine. Its steep and rugged banks are shaded by immense groves of oaks, and its crystal clear water allows fish to be seen swimming at considerable depths. The lake is three miles long and about a mile wide, and its average depth is eighty feet. There is a fortune there for the landscape painter, and we are surprised that this lake, in all its details, has not already been reproduced on canvas. We know very little about Attakapas country, but we are approaching the moment when justice will be done to its beauties and the richness of its soil.
The health of the parish is quite good. Fevers continue to occur here, but they are of a less dangerous character. We have had a few cases of cholera, but nothing serious. As for smallpox, it has disappeared entirely, and we bid it a fond farewell.
L’eau se retire lentement de nos bois, et semble laisser à regrets les endroits qu'elle a dévastés ce printemps. chaque jour, nos amateurs font pêcher miraculeuses de casburgots dans la grande-eau. Ce retard dans la baisse des eaux a mis empêchement aux pique-niques nombreux que l'on fait chaque année au Catahoulou, le plus joli et le plus poissonneux des lacs, et que les citadins en vacances visiteront régulièrement maintenant que nous avons un chemin de fer.
Ce lac situé à environ sept milles du village, au beau milieu du bois, est l’endroit le plus charmant que l’on puisse imaginer. Ses bords escarpés et accidentés sont ombragés par d’immenses bouquets de chênes, et son eau claire et limpide laisse apercevoir le poisson à une certaine profondeur. Ce lac a trois milles de long sur une largeur d’un mille environ, et sa profondeur est en moyenne de quatre-vingts pieds. Il y a là, une fortune pour le peintre de paysages, et nous nous étonnons que ce lac dans tous ses détails, n’ait pas été déjà reproduit sur la toile. Mais on connait fort peu les Attakapas, et nous touchons au moment où l’on rendra justice à ses beautés et à la richesse de son sol.
L’état sanitaire de la paroisse est assez bon. Nous avons encore quelque fièvres, mais ell revêtent un caractère moins dangereux. Nous avons eu quelques cas de cholérine, mais rien de grave. Quant à la picote, elle a disparu entièrement et nous lui souhaitons bon voyage.